• Is it over for ISIL?

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    As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains Analysts say the end of the self-proclaimed caliphate's territorial rule 'does not mean the end of ISIL'.

    The battle against ISIL is currently centred in the group's last urban stronghold, Mosul [File: Reuters]

    Après la déroute de Daech en Syrie et en Irak, les Philippines et l'Indonésie sont en train de devenir le nouveau terrain de jeu des jeunes djihadistes qui rêvent d'en découdre les armes à la main.

    n» Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul

     

    Assad troops enter ISIL-held town of al-Sukhna in Homs

     Longtemps terre d’islam tolérante à la multitude de minorités ethniques et religieuses qui la caractérise, l’Asie du Sud-Est est, chaque jour davantage, en proie à l’islamisme et à sa ­dérive naturelle et violente qu’est le djihadisme. Tout se passe comme si, au fur et à mesure qu’elle perd du terrain au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak, une organisation telle que l’Etat islamique (EI) faisait des adeptes en Asie du Sud-Est.

    A lire EI et l'Asie

    En un sens, les autorités centrales portent une part de responsabilité dans l’éruption fondamentaliste actuelle dans le pays. En 2001, elles ont autorisé la ­pratique de la charia – la loi islamique – dans la province d’Aceh. C’était un ­premier accroc à une tradition indonésienne d’aimable libéralisme religieux. Depuis, le wahhabisme a gagné d’autres régions d’Indonésie, à mesure que les universités du Golfe forment (ou plutôt « déforment ») des milliers de jeunes Indonésiens.

    Watch Inside Story: Is the threat from ISIL over?

     Is Trump committing war crimes in Iraq and Syria? by Hamid Dabashi Source: Al Jazeera and news agencies 

    REPORTAGE Irak : le fantôme de l’EI plane sur Fallouja la maudite 5

    Un an après sa libération, la grande ville de l’Anbar, qui a été un fief de l’organisation Etat islamique,  reste déchirée entre anti et pro-EI. La reconstruction  n’a pas commencé, seule à même de faire cesser le cycle des vengeances et les bannissements.

    Will new government systems be just as bad? That's the real challenge," he said.

     

     

    Is it over for ISIL? - UpFront special

    Pour Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute» CHRONIQUE - Dans tout le monde développé, l'État islamique se restructure sous la forme d'un réseau social cherchant à radicaliser et enrégimenter la jeunesse.

    Tout cela a conduit le premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, à l'occasion de la libération de Mossoul, à proclamer la fin de l'État islamique. Cette annonce est tout aussi prématurée et aventureuse que la proclamation par George W. Bush, le 1er mai 2003, de la victoire et de l'arrêt des combats en Irak.

    La libération de Mossoul est très loin d'enterrer l'idéologie du djihad mondialisé

    Philippines, Indonésie : le poison islamiste en Asie du Sud-Est Editorial. Le fondamentalisme musulman gagne du terrain dans cette partie du monde, et avec lui une dérive djihadiste de plus en plus inquétante.

    L'État islamique à la conquête de l'Asie du Sud-Est Par Valentine Arama Publié le 14/01/2016 

    L'État islamique a revendiqué les attaques qui ont fait sept morts jeudi à Jakarta. Ces attentats contribuent à son implantation en Asie du Sud-Est. La tradition du djihad n'est pas nouvelle en Indonésie, au pays le plus peuplé de musulmans au monde. Selon Alain Rodier, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), et spécialiste du terrorisme  «Même s'il existe des volontaires pour se rendre en terre sainte, les contingents restent limités», indique Alain Rodier. «C'est loin, et beaucoup préfèrent rester sur place», ajoute l'expert L'objectif annoncé de l'EI est de proclamer un califat mondial. Cependant, il faut dans un premier temps reconquérir les «Wilayah», (les provinces), ces terres d'Islam qui appartiendraient au Calife, et dont une partie de l'Asie du Sud-Est ferait partie. «La stratégie de l'EI est de renverser les dirigeants de ces provinces, qu'ils considèrent comme des apostats, pour les remplacer par leur administration», soulignAlain Rodier.

    ● En Asie du Sud-Est, l'État Islamique s'appuie sur des filières djihadistes déjà existantes

    VIDÉO - L'État islamique contrôle toujours la ville de Marawi sur l'île de Mindanao avec l'appui de djihadistes venus de pays asiatiques. Le président philippin Rodrigo Duterte évoque «une invasion».

    «L'État Islamique a radicalisé un grand nombre de jeunes philippins musulmans»

    José Calida, le solliciteur général des Philippines 

    La crainte est de voir s’implanter une base djihadiste – comme à Rakka en Syrie ou à Mossoul en Irak – servant à la préparation d’attentats

     

    READ MORE: Syria's civil war explained from the beginning

     

     

    Chaos politique

    Parler de déclin de l’organisation à un moment où elle multiplie les attentats – commandités ou simplement inspirés par l’organisation – sur plusieurs continents est de ce fait assez paradoxal. L’EI est désormais un label mondialisé, considéré comme une grande menace par l’ensemble de la communauté internationale et affectant directement les scènes politiques intérieures de nombreux pays.

    Le monstre EI a au moins trois têtes. Celle qui représente son aspect militaro-étatique est sur le point d’être coupée. Mais celles qui lui permettent de jouer un rôle politique et de propager son idéologie religieuse, ainsi que de recruter de nouveaux membres et de les pousser à commettre des attentats, sont toujours bien en place.

     n  READ MORE: As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains

    En Irak comme en Syrie, l’EI peut retourner à l’état de clandestinité et contribuer au chaos politique en multipliant les attentats. Le groupe peut surtout profiter de l’absence de solution politique dans ces deux pays détruits et meurtris par les guerres pour réapparaître le moment venu. Même s’il ne bénéficie plus d’un quelconque appui des populations locales, les conditions de son existence sont encore réunies : les populations sunnites sont marginalisées par les pouvoirs centraux, les territoires en question sont détruits et souvent sous-développés, et la propagande religieuse est surinstrumentalisée par toutes les communautés.

    En Irak, la situation est pire, à bien des égards, qu’en 2014. Téhéran a gagné de l’influence à Bagdad et dispose d’un moyen de pression sans équivalent grâce aux milices chiites, qui concurrencent et affaiblissent l’État déjà acquis à sa cause. Les Kurdes ne se satisfont plus de leur relative autonomie et profitent de leur participation dans les combats contre l’EI pour essayer d’achever leur processus d’indépendance. La réconciliation nationale apparaît aujourd’hui chimérique alors que risquent de débuter les conflits post-EI dans les zones disputées.

    En l’absence de solution politique inclusive, qui permettrait aux populations concernées d’être effectivement représentées dans les institutions de l’État, les sunnites d’Irak et de Syrie ne peuvent se satisfaire à moyen ou long terme de l’avenir que leur promettent leurs “libérateurs”. L’EI, qui se présente comme “le seul défenseur des sunnites”, ne peut que se nourrir de ses frustrations.

    Anthony Samrani
    Lire l'article original
     
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