• Arctique, la conquête glaciale

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    Arctique, la conquête glacial

     "Le pouvoir est maudit, c'est pourquoi je suis anarchiste." 
    (Louise Michel)

     

    Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. » 

    selon vous, à qui appartient l'atmosphère, les océans, la mer, les pôles, la lune?

     
    Le président de la Commission européenne estime que le niveau actuel des dépenses publiques françaises n’est pas tenable à long terme.

     

     

     "D'ici 2050, environ les quatre cinquièmes de la surface des océans seront affectés par l'acidification et le réchauffement", ajoute-t-elle.

     

     Les 196 Etats réunis pour la conférence de Paris (COP21) du 30 novembre au 11 décembre doivent trouver un accord visant à réduire puis à neutraliser les émissions de gaz à effet de serre avant qu’il ne soit trop tard. Mais, en dépit de signaux de plus en plus inquiétants, les engagements des pays industrialisés ne sont toujours pas à la hauteur de l’enjeu.

    Or, les découvertes sur le climat du passé ont permis d’établir un lien entre les activités humaines et le réchauffement (Au commencement étaient les bulles d’air de l’Antarctique). Accepter un dépassement de plus de 1,5 à 2 °C serait prendre le risque d’une course à l’abîme (Deux degrés de plus, deux degrés de trop). Mais, pour changer de trajectoire, il faut d’abord comprendre les vices de l’« échange écologique inégal » (Tous responsables ?). Afin qu’un accord trouvé à Paris ne soit pas un leurre, les gouvernements devront aussi en finir avec le déni de réalité qui prévaut encore dans notre rapport aux énergies fossiles, ainsi qu’avec la quête d’une croissance économique déconnectée du progrès humain (Croissance, un culte en voie de disparition).

    Quel bel exemple !Gageons que le petit monarque prendra modèle.INTERNATIONAL - Berlin compte créer 100.000 "minijobs" à destination des populations réfugiées en Allemagne pour faciliter leur intégration. A moindre…

    Huit milliardaires détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre du monde. Jamais ce décalage entre les plus riches et les plus pauvres n'a été aussi important, dénonce l'ONG britannique Oxfam.  Bill Gates, Amancio Ortega, Warren Buffett, Carlos Slim, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg, Larry Ellison et Michael Bloomberg. A eux huit, ces hommes...:Huit milliardaires détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre du monde LESECHOS.FR

     

    Arctique, la conquête glaciale ARTE - YouTube

    Avec une belle unanimité, les observateurs interrogés (géologues, analystes, pêcheurs, politiques) tirent la sonnette d'alarme. Et, in fine, préviennent : les calculs et les projections existants ne permettraient plus d'évaluer correctement les risques futurs, les dangers causés par une surexploitation sans contrôle. Seule certitude ? « On ne sait pas où l'on va. »

    Selo moi

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     Suite à la décision prise par Donald J. Trump de retirer les États-Unis de l'#accorddeParisFrançoise Grossetête a déclaré : « Cette décision unilatérale est une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique. Donald Trump agit de façon irresponsable. Pour autant, la mise en œuvre de l’accord de Paris, dont la #France et l’#UE ont été un moteur, doit se poursuivre. » http://bit.ly/2rip9e3 Accord de Paris : Donald Trump agit de façon irresponsable

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    Isaac Cordal. – « Electoral Campaign » (Campagne électorale), 2011
    cementeclipses.com — L’artiste expose à la galerie COA à Montréal jusqu’au 28 novembre. Conférence de Paris Comment éviter le chaos climatique ?

    Le Groenland, responsable de la hausse du niveau des océans

    Le niveau des océans montait en 2014 à une vitesse supérieure de 50% à celle de 1993, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland étant désormais à l'origine de 25% de cette hausse, contre 5% il y a 20 ans, selon une étude parue lundi.

    En 2014, le niveau des océans augmentait d'environ 3,3 mm/an contre 2,2 mm/an en 1993, précisent les chercheurs dans la revue Nature Climate Change.

    Jusqu'à présent, les données fournies par l'altimétrie montraient peu de changements dans les niveaux de la mer ces vingt dernières années, même si d'autres mesures laissaient peu de place au doute quant à une hausse du niveau des océans.

    Les chercheurs ont "corrigé un biais, petit mais important, dans les données satellitaires de la première décennie", explique à l'AFP Xuebin Zhang, professeur au National Laboratory of Marine Science and Technology à Qindao (Chine).

    Au début des années 1990, la moitié de la hausse s'expliquait par la dilatation due au réchauffement, contre 30% 20 ans plus tard, selon les chercheurs. Le Groenland contribue en revanche désormais pour 25% contre 5% il y a 20 ans.

    Arctique, la conquête glacial Créé le mardi 09 mai 2017,  Environnement Arctique, la conquête glaciale 

    Le mois dernier a été le mois d'août le plus chaud depuis 137 ans sur la planète, seizième record mensuel d'affilée en la matière, ce qui est sans précédent. En Afrique et en Asie, août n'avait pas été aussi caniculaire depuis le commencement des relevés sur ces deux continents en 1910. 

    L'Arctique sans glace l'été en 2030 

    Le président américain Barack Obama a exhorté aujourd’hui les pays signataires de l'accord de Paris sur le climat à le mettre en œuvre dès que possible pour ne pas laisser ces questions aux générations suivantes. "Si nous n'agissons pas vigoureusement, nous aurons à payer le prix de migrations massives, de villes submergées, de personnes déplacées, de réserves alimentaires qui fondent et de conflits générés par le désespoir", a déclaré M. Obama à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies.

    Autre signe d'intensification du réchauffement, l'étendue des glaces arctiques a été en août 23,1% inférieur à la moyenne de 1981 à 2010, a pointé la NOAA. Il s'agit de la quatrième plus faible superficie de la banquise pour ce mois depuis 1979, début des observations par satellite. Les glaces arctiques ont atteint leur plus petite étendue pour l'été samedi dernier (16 septembre) avec 4,4 millions de km2 juste derrière le record de 2012 (3,39 millions de km2). Selon des chercheurs, l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces durant l'été d'ici 2030 ce qui pourrait affecter le "jet stream" et avoir un impact sur la météorologie plus au sud.

     A lire En août, la planète a battu un record de chaleur

     


     

     
    La hausse rapide du méthane alarme les climatologues
    9 mai 2017 / Claire Lecoeuvre (Reporterre) 

    « No numbers, no roadmap, no finance »

    Je demande leur libération !

     

     Cela fait plus de 30 jours que 28 militants de Greenpeace, ainsi qu’un cameraman et un photographe freelance, sont emprisonnés en Russie. Leur crime ? Défendre le climat.

    Le 19 septembre, les gardes-côtes russes ont abordé illégalement l'Arctic Sunrise, le brise-glace de Greenpeace International. 30 personnes se trouvaient à son bord suite à une manifestation pacifique contre une plateforme pétrolière de Gazprom en Arctique. Rappelons que Gazprom profite de la fonte des glaces pour forer de nouvelles réserves de pétrole, contribuant ainsi au dérèglement climatique et à la fonte des glaces...

    Après avoir été inculpés de piraterie, les 30 de l'Arctique sont maintenant poursuivis pour hooliganisme, une accusation passible de 7 ans de prison en Russie. Mais nous ne sommes pas restés inactifs ! Près d’un million et demi de personnes dans le monde ont signé la pétition pour les faire libérer... Onze prix Nobel de la Paix ont demandé leur liberté... Des centaines de manifestations pacifistes ont été organisées dans le monde pour leur libération. 
     

    le Parlement russe, la Douma, a inclus les 30 de l’Arctique dans sa loi d’amnistie.
    Nos amis seront donc libérés, dès l’obtention de leurs visas

     

    Nous sommes soulagés, mais l'Arctique a encore besoin de nous 

     

    Après trois mois d’angoisses où chaque jour apportait son lot de nouvelles, d'inquiétudes et d'espoirs, quatre mois de soutien et de mobilisation de votre part, nous reprenons tous ensemble ce chemin que nous n’avons jamais quitté : celui de la défense de l’Arctique, comme bien commun de l’humanité

     

     

    En 2014, nous poursuivrons notre travail de terrain. Pour que l’Arctique soit libéré des appétits des pétroliers

    Il y fait particulièrement froid, d'ailleurs cette région est souvent définie comme celle "du nord du monde où il fait au maximum 10°C l'été", les phoques et les ours polaires s'y trouvent en tout cas très bien... et partagent le voisinage avec le Père Noël. Et pourtant, c'est un point chaud de la planète.

    Cet endroit, c'est l'Arctique. Voilà à quoi cela ressemble :

    Arctique 1
     

    Et à cela :

    Arctique 2
     

    Aujourd'hui, ce territoire de 14 000 000 km2 est partagé entre huit pays : le Canada, la Russie, les Etats-Unis, le Danemark, la Norvège, la Suède, la Finlande et l'Islande. Huit pays qui forment le Conseil de l'Arctiquel'Artic Council. A ces membres permanents, il faut aussi ajouter les pays observateurs : nombre de pays européens (Allemagne, France, Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni, la Pologne ou les Pays-Bas), mais aussi l'IndeSingapour, la Corée du Sud, le Japon et, depuis mai dernier, la Chine. Mais aussi la Commission européenne, WWF et d'autres organisations internationales.

    Guerres territoriales pour la possession du grand blanc
    Un territoire très surveillé donc, mais très disputé aussi. La semaine dernière, le Canada a déposé un dossier auprès d'une commission spécialisée des Nations unies pour cartographier les fonds marins de l'Arctique.

    Une procédure qui n'est que la dernière d'une très longue liste de revendications et expéditions pour la possession de l'Arctique. Car les huit pays du Conseil de l'Arctique cherchent chacun à étendre leur territoire arctique.

    Aujourd'hui, c'est la bataille entre la Russie et le Canada qui fait la une de l'actualité mais au cours des dernières années, le Danemark, les Etats-Unis ou encore la Norvège ont aussi essayé de faire valoir leurs droits sur ce territoire fait d'eau et de glace.

    Pour vous donner une idée des crispations qu'engendrent ce territoire, en 2009, après de nombreuses incursions d'avions militaires russes en Arctique, le ministre des Affaires étrangères canadien, Lawrence Cannon, a déclaré : "l'armée canadienne est préparée aux défis futurs et à répondre à toute urgence... Si c'est nécessaire, ce gouvernement n'hésitera pas à défendre la souveraineté canadienne dans l'Arctique". Bonne ambiance...

    L'Arctique, nouvel Eldorado ?
    Mais au fait pourquoi tant de passions pour 45 000 km2 de banquises ? Pas pour l'amour des phoques, des renards polaires (très mignons au demeurant), des rennes, les morses ou les bélugas.

    Renard polaire
     

    Mais parce que cette région contiendrait à elle seule un quart des ressources énergétiques mondiales non découvertes. Du gaz, du pétrole à profusion dans les profondeurs glacées. Selon une étude américaine, ces réserves se monteraient à 90 milliards de barils, soit trois ans de consommation mondiale de pétrole.

     

    Et ce n'est pas tout, les fonds marins arctiques recèleraient aussi de l'or, des diamants ou encore de l'étain et des terres rares. A cela, il faut aussi ajouter le potentiel halieutique (la pêche) de ces eaux glacées. Ou encore évoquer les deux projets de nouvelles routes maritimes qui sont aujourd'hui à l'étude, qui permettraient de réduire significativement le fret entre l'Asie, la Russie ou les Etats-Unis.

    La première de ces nouvelles routes longerait les côtes du Canada, et permettrait de raccourcir de 4 000 kilomètres aux navires se rendant de New York à Tokyo. Toutefois l'absence de balises, de cartes fiables et de chenaux profonds la rend pour l'instant trop dangereuse. La seconde route longerait les côtes russes, et réduirait de 40% la durée du trajet de l'Europe vers l'Asie.

    L'Arctique est donc plein de promesses. De quoi attiser les convoitises des pays membres du Conseil de l'Arctique mais aussi du reste de la planète. Comment expliquer autrement l'intérêt passionné de la Chine pour ce territoire glacé ? Officiellement, c'est pour "contribuer à la recherche scientifique et promouvoir son ouverture sur le monde". Mais bon, si Pékin, pouvait aussi mettre la main sur une partie des richesses naturelles de l'Arctique, cela ne serait certainement pas refus.

    La Russie, maître de la glace
    Pour le moment, l'accès aux ressources arctiques est limité à cinq pays, la Russie, les Etats-Unis, le Canada, la Norvège, et le Danemark. Les Etats-Unis militent d'ailleurs assez ouvertement pour l'indépendance du Groenland (danois), indépendance qui offrirait de nouvelles opportunités aux majors américaines dans la région.

    Pour le moment, c'est la Russie qui est la plus avancée dans l'exploitation des richesses arctiques. Vous vous souvenez certainement de l'arrestation d'une trentaine de membres de l'organisation Greenpeace sur une plateforme de Gazprom, le géant gazier russe, en septembre dernier. Derrière le fait divers (les membres viennent d'ailleurs d'être amnistiés par Moscou) se cache l'exploitation du gaz arctique et de ses conséquences écologistes. Nombre d'organisations écologistes soulignent en effet la fragilité de l'écosystème arctique et le danger que font peser sur lui la multiplication des projets de forage.

    La Russie compte beaucoup sur l'Arctique pour maintenir sa place sur le podium des principaux producteurs de gaz et de pétrole de la planète. Mais se heurte aujourd'hui à un os. Les réserves conventionnelles de gaz et de pétrole situées dans les zones russes sont en déclin. Il faut donc pour Moscou à la fois étendre le territoire sous contrôle russe et exploiter des ressources qui n'avaient jusque-là pas été exploitées, comme les immenses réserves de gaz et de pétrole de schiste arctique. Or les compagnies russes maîtrisent peu ou mal l'exploitation de ces énergies non conventionnelles.

    La solution choisie par Moscou est l'alliance avec des compagnies étrangères qui ont une solide expérience en matière d'énergies de schiste. En avril dernier, Vladimir Poutine a fait le déplacement au Pays-Bas pour superviser, entre autres, la signature d'un partenariat entre le Néerlandais Shell et Gazprom pour exploiter les réserves d'hydrocarbures de schistes russes. Ce n'est pas le seul partenariat qui été conclu ces derniers mois. Le Russe Rosneft a ainsi signé des accords BP (Royaume-Uni/Pays-Bas, Exxon Mobil (Etats-Unis), Statoil (Norvège) et Eni (Italie).

    Total a annoncé cette semaine le lancement de l'exploitation du champ gazier de Yamal dans l'Arctique russe en partenariat avec la compagnie russe Novatek. Un gisement d'importance puisque les réserves de GNL y sont estimées à environ 5 milliards de barils équivalent pétrole et devrait produire 16,5 millions de tonnes de gaz par an. Dans la prochaine Quotidienne, nous nous verrons qu'un nouvel acteur -- la Chine -- est aujourd'hui en train de bouleverser la donne mais aussi que l'exploitation des richesses de l'Arctique est loin d'être un long fleuve tranquille...

    Dans un nouveau rapport, intitulé Point of No Return, Greenpeace a identifié 14 projets avec lesquels l’industrie fossile s’apprête à embraser le climat. Ces projets rejetteraient chaque année 6,34 gigatonnes de CO2 dans l’atmosphère. Pour vous donner une idée de grandeur, cela représente des émissions annuelles supérieures à celles des États-Unis.

    Des projets « monstrueux »

     

    Largest dirty energy expansions by 2020

     Visualiser ces projets

      la photo de Le paradis de la sagesse.Bien triste vérité

     
    Photo de Samy Cat Genarez.

     

     
    09/05/2017
    Arctique, la conquête glaciale

    Globalia. JC Ruffin


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