• "La guerre de l'ombre au Sahara"

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    «On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d’étudier les intérêts des princes : quelqu’un a-t-il jamais parlé d’étudier les intérêts des peuples ?» de Chamfort

    Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

     

     

     

    L'accord de paix signé samedi 20 juin à Bamako est censé  tourner la page du jihadisme dans cette partie du Sahel qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d'opérations jihadiste, jusqu'au lancement à l'initiative de la France de l'opération Serval en janvier 2013.       
     

    Dans notre dossier : un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l'envers des récentes opérations militaires en Libye et au Mali, des repères géographiques et chronologiques sur cette guerre au Sahara, et une infographie sur l'internationale jihadiste. 

    Comprendre la situation au Mali en 5 minutes

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     [#jdef] Spécial "Mali, un an après"   Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary - GorwFilm

    «On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d’étudier les intérêts des princes : quelqu’un a-t-il jamais parlé d’étudier les intérêts des peuples ?» de Chamfort

     

    Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

     

     

     

    Comprendre la situation au Mali en 5 minutes

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    En 2012, le nord du Mali était tombé sous le contrôle de rebelles touaregs et de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.  Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

    Guerre au Mali: le début.

     

     

    Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info

    Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info : “Guerre de l'ombre au Sahara” - Mondafrique

     Signé en 2015, l’accord pour la paix et la réconciliation est mis en péril par un pouvoir central passif, une rébellion fragmentée et un djihadisme en constante recomposition.

     

    La région sahélo-saharienne est au bord d’une explosion de violences sans précédent, décrypte le journaliste mauritanien Mohamed Fall Oumère, spécialiste des mouvements terroristes.

    L’image postée sur les réseaux sociaux le 2 mars a de quoi inquiéter les états-majors de la France et de ses alliés au Sahel : Iyad Ag-Ghali, le chef incontesté du mouvement Ansar Eddine, entouré par les représentants de quatre autres organisations djihadistes actives au nord du Mali et dans le Sahel en général.

    Il s’agit de la fusion de ces mouvements et katibas en une seule organisation ayant pour objectif « le soutien à l’islam et aux musulmans » (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM). L’émir du mouvement, dont c’est là l’acte de naissance, n’est autre que le chef touareg Iyad Ag-Ghali.

     

    Lire aussi :   Les groupes djihadistes s’unissent au Sahel

     [#jdef] Spécial "Mali, un an après"


     

    Au Nord Mali, la situation s'enlisse dans une guerre asymétrique faite d'acte de guérilla urbaine : Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays, y compris à Bamako. 

    Dans notre dossier : un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l'envers des récentes opérations militaires en Libye et au Mali, des repères géographiques et chronologiques sur cette guerre au Sahara, et une infographie sur l'internationale jihadiste. 

     Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary - GorwFilm

     

    Sans paix, sans démocratie, pas de développement

    La paix est loin d’être assuré dans le nord du pays, où les groupes armés continuent de sévir. Sans cette paix, on ne peut envisager de démocratie, encore moins de gouvernance, parce qu’une bonne partie de la population se trouve exclue de fait. Sans la paix, sans la démocratie, il n’y a pas de développementpossible.

    Pis, le pourrissement de la situation et l’incapacité de l’Etat malien à imposer son autorité sur son territoire ont favorisé l’éclatement de nouveaux clivages sur une base ethnique. C’est ainsi que la problématique peule est venue compliquer une situation qui l’était déjà. Une guerre civile est déjà en gestation au Mali, où la communauté peule subit un arbitraire qui profite largement aux organisations djihadistes, notamment la Katiba du Macina, une aile d’Ansar Eddine dirigée par Amadou Koufa.

     

    2015.

     
    Mali and Burkina Faso join forces against armed groups

    Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées au Mali ces derniers mois, a été revendiquée par une nouvelle alliance entre djihadistes du Sahel liés à Al-Qaïda, dirigée par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, dans un communiqué diffusé vendredi sur les réseaux sociaux.

     

    Cette nouvelle alliance djihadiste, "le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", a indiqué avoir tiré au mortier sur le camp des forces internationales à Kidal.

     

    Deadly attack targets army base in Burkina Faso http://aje.io/ezgt

    Lire aussi :   Après le nord, le centre du Mali menace à son tour de s’enflammer

    Lire aussi :   Les nouvelles menaces contre la France de l’émir d’Al-Qaida au Sahel

    Embrasement général

    Les activités de ces groupes ne se limitent plus aux opérations dans le nord du Mali, mais s’étendent vers le Burkina Faso, deviennent plus fréquentes auNiger et visent la Côte d’Ivoire, bientôt la Guinée et pourquoi pas le Sénégal. La mutualisation de l’expérience et des capacités de nuisance des mouvements djihadistes ne peut qu’inquiéter la France et les pays de l’espace sahélo-saharien.

    Le choix d’Iyad Ag-Ghali comme chef du nouveau mouvement et la présence d’Amadou Koufa attestent de l’existence d’un ancrage populaire du mouvement dans le tissu social. Représentatifs de leurs communautés respectives – Touaregs et Peuls -, les deux hommes trouvent ainsi la possibilité de faire la démonstration qu’ils sont incontournables. Surtout que l’annonce de la fusion arrive au moment où le Mali tente d’installer de nouvelles autorités dans les provinces du nord dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix d’Alger.

    Lire aussi :   Au Mali, l’impossible paix ?

    Mais cette fusion ne prend un sens que si elle est scellée par un acte d’envergure. C’est pourquoi il faut craindre le pire dans les semaines à venir. Soit l’occupation d’un grand centre urbain du Mali, soit une opération spectaculaire dans un pays de la région encore épargné. Suffisant pour acterla naissance du mouvement et faire la démonstration de l’échec de la stratégie adoptée par la France et ses alliés. Surtout que le djihad sert désormais à légitimer les velléités communautaristes attirant de plus en plus de jeunes frustrés par les traitements subis par leurs ensembles ethniques et/ou tribaux. La région sahélo-saharienne n’est plus à l’abri d’un embrasement général. A qui la faute ?

    Mohamed Fall Oumère

     

     

     

     

    nLIRE AUSSI: » Au Mali, l'insurrection djihadiste ronge lentement la région de Mopti

     Editorial du « Monde ».Les attaques qui ont eu lieu mi-août au Burkina Faso et au Mali viennent rappeler que les groupes islamistes armés font désormais peser une menace constante dans la région.  Ils frappent chaque jour ou presque. Ils n’ont même plus besoin de revendiquer leurs actes : tout le monde sait immédiatement que derrière des visages juvéniles venus semer la mort se cachent les figures du djihadisme au Sahel. Le déploiement de 11 000 casques bleus au Mali, les éliminations ciblées menées par l’armée française, les opérations conjointes avec les militaires de la région, rien n’y fait. Au Mali, au Burkina Faso et dans l’ensemble du Sahel, les groupes islamistes armés font désormais peser une menace constante.

    Plus de quatre ans après le début de l’intervention militaire française au Mali, qui s’est depuis muée en une opération sur l’ensemble de la région, force est de constater que ce pays suscite toujours autant d’inquiétudes. L’Etat peine à reprendre pied dans les bastions rebelles touareg du Nord, où les groupes politico-militaires, construits sur des identités communautaires, se mènent la guerre dans l’espoir de ne pas être les oubliés de la paix… Pour le plus grand bonheur des djihadistes, qui ont regagné de l’influence et étendu leur champ d’action au centre du pays, où les séides d’Amadou Koufa, un disciple d’Iyad Ag-Ghali, la figure de référence des islamistes armés au Mali, ont multiplié depuis début 2015 les opérations de guérilla.

    L’embarras de Paris

    Le Mali n’est toujours pas en paix avec lui-même, mais il est aussi devenu une menace pour les pays qui l’entourent. Qu’ils aient été revendiqués par Al-Qaida ou par l’organisation Etat islamique, le premier attentat dans la capitale du Burkina Faso, celui de Grand-Bassam en Côte d’ivoire ou les attaques dans l’ouest du Niger ont tous été préparés depuis le territoire malien voisin. Et, quand apparaît un nouveau groupe islamiste dans la région, comme au Burkina, celui-ci possède inévitablement des ramifications au Mali.

    Dans ce contexte, l’opération « Barkhane » menace de s’enliser. Mais que faire ?  

    Lire aussi :   Les pays du G5 Sahel s’engagent contre le terrorisme mais manquent de moyens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad).

     

    Les dirigeants des pays concernés conviennent qu’il est urgent de s’impliquer davantage, tout en demandant plus de moyens. Certains craignent cependant que cette orientation ne préfigure le désengagement de l’armée française. Emmanuel Macron s’est voulu rassurant sur ce point. Mais la réponse militaire s’est jusque-là montrée très insuffisante pour venir à bout de groupes qui recrutent en jouant sur des frustrations économiques ou communautaires auxquelles aucune solution n’est apportée. Dès lors, chacun redoute une guerre sans fin dans les sables du Sahel.

     n EDITORIAL Au Sahel, la crainte d’une guerre sans fin Editorial.  L'histoire sans fin contre le terrorisme

    De la naissance d’un nouveau « djihadistan » au Sahel 12 Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info : “Guerre de l'ombre au Sahara” - Mondafrique nnLe conflit au Mali s'étend selon ONU 


    La guerre du désert Arte 2015 12 01 23 00

     

     

    Refusons cette logique. Contre le djihadisme, contre l’interventionnisme militaire, contre la militarisation de la société, pour les luttes sociales, pour le soutien aux forces progressistes en Afrique et au Moyen- Orient.

    Pour info :


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